Diaballik s’apparente à un sport collectif notamment au football américain. Il y a 7 pions et une balle pour chaque camp. Le but du jeu est d’amener sa balle sur la première ligne adverse. A son tour un joueur doit effectuer au moins une des trois actions suivantes dans l’ordre qu’il souhaite : un déplacement orthogonal d’une seule case, un deuxième déplacement idem (ça peut être le même pion deux fois) et une passe. Cette dernière peut se faire aussi en diagonale mais il est interdit de passer la balle par dessus un pion adverse. Ultime règle importante : un pion ne peut pas se déplacer avec la balle et il devra donc s’en débarrasser avant de se mouvoir.
Tout comme au foot, il vous faudra décider de la répartition stratégique des joueurs sur le terrain. Par exemple, est-il préférable de laisser 4 pions en défenses ou plutôt les faire monter pour défendre plus haut ? Un seul pion en attaque ou deux ? Dans les parties relevées, la position que vous aviez décidé sera certainement chamboulée. Car DIABALLIK est un jeu avec pas mal de retournements de situation et il faudra veiller à anticiper les menaces de son adversaire et penser en premier à défendre pour bien analyser la notion d’initiative. Je vous conseille de jouer avec la deuxième variante de position de départ (comme sur la photo ci-dessus) où deux de vos pions sont déjà sur la première ligne opposée. Ainsi on rentre directement dans le vif du sujet et les parties deviennent très dynamiques.
Des règles très simples, un très beau matériel en bois, pour un excellent jeu de réflexion avec un pseudo-thème qui ravira ceux qui doutent encore des jeux abstraits. DIABALLIK a tout d’un classique moderne du genre.
A noter que DIABALLIK a été réédité avec un autre thème chez Ferti Games sous le nom de Senseï.
Edition : Territoires d’outre-mondes 2004
Atteinte
2 joueurs
Rôle symétrique
Plateau plan carré / pavage régulier carré / homogène
C’est le bazar à Bombay ! Les éléphants sont dans la place carrelée avec des hexagones. Les joueurs vont devoir progressivement allonger le plus possible la trompe de leur pachyderme. Pour cela ils ont à leur disposition 10 tuiles avec des configurations différentes. Des impératifs sont à respecter : les morceaux de trompe ne doivent pas aboutir sur le bord du plateau ni sur la trompe d’un autre joueur et doivent concorder entre eux sans qu’aucun morceau ne se retrouve coupé. Lorsque les joueurs ne peuvent plus poser de pièces sans transgresser un de ces impératifs, ils placent leur pièce « fin de trompe » et comptent leurs points.
Petit à petit des plans vont apparaitre au cours d’une partie. S’orienter vers le centre et essayer d’y rester le plus possible, placer des tuiles à deux ou trois trompes pour espérer se faire des boucles et des nœuds ou bien se construire un territoire sur un bord avec des possibilités d’extensions. Attention également à bien surveiller les réserves de tuiles dont certaines au nombre plus restreint peuvent limiter vos ambitions. Mais pas trop de réflexion pour ce jeu qui reste d’abord et avant tout un jeu familial, jouable jusqu’à 4 joueurs, dont le thème séduira les enfants.
Edition Tactic 2001
Score par comptage de pions
2 à 4 joueurs
Rôle symétrique
Plateau plan rectangulaire / pavage régulier héxagonal / homogène
Dans un cube de 3 cases de coté, soit 27 cases en tout, les joueurs vont introduire les boules de leur couleur pour former un carré de 4 boules sur une des 6 faces du cube. Trois sortes de carrés possibles : petit, grand et en losange. Au lieu d’introduire une nouvelle boule, il est aussi possible de pousser la première boule d’une ligne pleine pour éjecter la troisième qui doit immédiatement prendre la place de la première.
Bien qu’il s’agisse d’un jeu d’arrangement et malgré les apparences, Cubulus n’est pas un énième morpion en 3D. Il offre une bien plus grande profondeur tactique et un aspect calculatoire très élevé. Il faudra bien analyser toutes les faces du cube pour bien anticiper les coups tout en évitant de se tendre un piège à soi-même, chose qui peut arriver très vite. On utilisera la case centrale à bon escient, étant la seule qui n’est pas sur une face, elle est la plus faible et a donc son importance stratégique. N’hésitez surtout pas à user de la règle du poussage de billes pour chambouler les positions et retourner la situation à votre avantage … ou pas.
L’impression de tenir et de retourner un Rubik’s cube en caoutchouc tout mou est évidente et le côté casse-tête qui va avec. Un plateau en 3D qui se passe de mains en mains, avec la possibilité de jouer jusqu’à 3 joueurs … pas très covid tout ça me direz-vous … mais le plaisir de manipuler un beau jeu est bien là ainsi que celui de cogiter un peu.
Dans Kendo vous avez trois types de pièces. Un prince, deux samouraïs et quatre soldats qui se déplacent respectivement et exactement d’une, deux et trois cases sur les arrêtes des hexagones. Le but est d’être le premier à amener son prince sur la case centrale. Il est possible de capturer une pièce adverse si le déplacement se termine exactement sur la pièce attaquée.
Le plus étonnant avec KENDO c’est que personne n’y ait pensé, ni avant ni depuis, malgré l’extrême simplicité du principe, celui d’utiliser la totalité des points de déplacement même pour capturer. Il ne faudra pas oublier que le but est d’avancer son prince et non d’éliminer les pièces adverses et de jouer de cela pour mettre la pression. KENDO peut se jouer jusqu’à 4 joueurs ce qui augmentera d’autant les menaces de toutes parts mais au risque de voir des alliances se constituer abaissant l’intérêt théorique du jeu. Le thème est tout juste « décoratif » mais le jeu est une belle surprise ludique pleine de reflexion et d’observation anticipée.
Edition Ravensburger 1976
Atteinte
2 à 4 joueurs
Rôle symétrique
Plateau plan hexagonal / grille d’hexagones jouée sur intersections / homogène
Pions séparés / simples / variés
Déplacement par glissement / prises par substitution